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Yolette Jeanty d'Haïti

Madame Yolette Jeanty : une militante politique et féministe.

— Yolette Jeanty d’Haïti

Yolette Jeanty d’Haïti

Kay Fanm

Mme Yolette Jeanty est coordonnatrice de l’organisation Kay Fanm en Haïti. Kay Fanm est une organisation féministe haïtienne qui se distingue par sa double militance politique et féministe, et son action diversifiée dans la communauté à travers ses services juridiques, de santé, de microcrédit, de formation, de sensibilisation et de lobbying. En plus d’avoir été directrice exécutive de la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits de l’Homme (POHDH) de 1991-1998, madame Jeanty a participé activement à l’organisation d’un Tribunal international contre la violence faite aux femmes.

De plus, elle est impliquée dans diverses associations haïtiennes :

  • 1999-2000, membre de la Coordination Nationale Haïtienne de la Marche Mondiale des Femmes de l’an 2000 ;
  • 2002-2004, membre de la Direction Exécutive de la Coordination Nationale de Plaidoyer pour les Droits des Femmes (CONAP) ;
  • 2002 à aujourd’hui, membre du Conseil d’Administration d’Enfofanm

Kay Fanm a fondé une maison d’hébergement pour jeunes filles victimes de violence du nom de REVIV. Face à l’urgence des besoins des fillettes et adolescentes en matière d’agressions sexuelles, l’organisation Kay Fanm, partenaire du Comité de Solidarité/Trois-Rivières, a décidé de mettre en place un centre d’hébergement qui leur ait dédié afin de les aider à retrouver leur équilibre et leurs forces morales. Le séisme de 2010 a complètement détruit la maison d’hébergement, les jeunes filles ont été relogées chez la coordonnatrice de l’organisation (Sur la photo Yolette Jeanty entourée des enfants de REVIV).

Kay Fanm

Depuis plusieurs années, le Comité de Solidarité/Trois-Rivières (CS3R) collabore avec Kay Fanm, une organisation féministe haïtienne qui lutte contre la violence faite aux femmes et pour la promotion de leurs droits et de la démocratie. Les militantes ont mis sur pied un centre de réhabilitation et d’encadrement qui permet aux femmes et aux filles victimes de violence de bénéficier de l’assistance juridique, médicale et psychologique.

Yolette Jeanty de Kay Fanm
Haïti
Organisme partenaire : CS3Ret CSI-Sherbrooke

Crédit photo :CS3R


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Yolette Jeanty d’Haïti . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Yolette Jeanty d’Haïti , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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