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Triveni Acharya de l'Inde

« Si je meurs en essayant de sauver ces enfants, alors notre deuxième génération sera prête à sauver encore plus d’enfants de l’esclavage sexuel. »

— Triveni Acharya de l’Inde

Triveni Acharya de l’Inde

Rares sont les gens qui se battent aussi activement que Triveni Acharya pour changer le monde. Il y a une dizaine d’années, Triveni Acharya a quitté son travail de journaliste pour se consacrer entièrement à la lutte au trafic sexuel des jeunes filles en Inde. Directrice de la Rescue Foundation, un organisme voué à la libération et à la réhabilitation de jeunes filles victimes du trafic sexuel, Triveni participe à toutes les descentes dans les bordels. Accompagnée de policiers formés pour intervenir dans ce type de situation, elle aide à secourir plusieurs centaines de jeunes filles chaque année. Les jeunes victimes bénéficient ensuite de soins psychologiques et médicaux dans les centres de la Rescues Foundation. L’organisme accompagne également les jeunes filles libérées de l’exploitation sexuelle qui souhaitent poursuivre leurs trafiquants en justice. Elles ont peuvent également y terminer leur secondaire ou suivre une formation professionnelle.

Triveni Acharya participe également aux rapatriements des jeunes filles dans leur pays, souvent originaires du Népal ou du Bangladesh, s’assurant personnellement qu’elles repartent dans un milieu sécuritaire et qu’elles continueront d’être accompagnées par un organisme local.

Évidemment, le travail de Triveni nuit véritablement aux trafiquants, qui voient leurs profits diminuer et qui se retrouvent souvent derrière les barreaux. Elle reçoit quotidiennement des menaces de mort, en plus d’être parfois victime d’attaques physiques. Cette dure réalité ne la décourage pas, tant sa passion et sa détermination à secourir ces jeunes filles sont plus fortes que la peur. Comme elle le dit elle-même : « Si je meurs en essayant de sauver ces enfants, alors notre deuxième génération sera prête à sauver encore plus d’enfants de l’esclavage sexuel ».

Triveni Acharya, directrice de la Rescue Foundation
Inde
Organisme partenaire : Aide internationale pour l’enfance

Crédit photo : Aide internationale pour l’enfance


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Triveni Acharya de l’Inde . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Triveni Acharya de l’Inde , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Aura Lolita Chavez du Guatemala Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Angélica Rivas Monge du Salvador Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Pauline Zongo du Burkina Faso Kongla Mercy Nfor du Cameroun Pamela Walden-Landry du Canada Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Claire Pooda du Burkina Faso  Femmes de la formation AJA du Mali Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Famille Gaviria Serna de la Colombie Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Awaj Warmi de la Bolivie Joséphine Yameogo du Burkina Faso Lesbia Morales du Guatemala Triveni Acharya de l'Inde Coopérative Bambolina de l'Équateur Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Émilia Castro du Chili Mélissa Mollen-Dupuis Ariane Émond du Canada Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Junice Melgar des Philippines Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Aminata Dicko du Sénégal Rosa Guaman de l'Équateur Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Cristina Cucuri de l'Équateur Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Yolette Jeanty d'Haïti Artisane d'Anyim de l'Ouganda