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Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala

« Ce qui me motive à lutter contre les inégalités sociale de ce pays, ces structures et son système patriarcal, c’est cette indifférence que je veux combattre ».

— Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala

Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala

Elle-même victime d’abus physiques durant le conflit armé lorsqu’elle était adolescente, Nuria a grandi en constatant les nombreuses inégalités dont sont victimes les femmes guatémaltèques. Son indignation et son analyse évoluèrent, et l’incitèrent à militer au sein du Réseau Départemental des Femmes de Chiquimula (Redmuch). En plus d’œuvrer sur le terrain, notamment en fondant des refuges pour femmes victimes de violence domestique, Redmuch surveille que le gouvernement adopte des politiques publiques qui tiennent compte des droits des femmes. Au fil des ans, l’organisme a aidé à former des centaines de femmes selon les besoins immédiats et stratégiques de leur communauté, a étudié les problématiques liées à la condition féminine au Guatemala. « Ce qui me motive à lutter contre les inégalités sociale de ce pays, ces structures et son système patriarcal, c’est cette indifférence que je veux combattre ».

Nuria Areli Cordon Guerra
Département de Chiquimula, au Guatemala
Organisme partenaire : Projet Accompagnement Québec-Guatemala
Crédit photo : PAQG


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Joséphine Yameogo du Burkina Faso  Femmes de la formation AJA du Mali Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Aura Lolita Chavez du Guatemala Famille Gaviria Serna de la Colombie Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Pauline Zongo du Burkina Faso Ariane Émond du Canada Coopérative Bambolina de l'Équateur Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Lesbia Morales du Guatemala Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Pamela Walden-Landry du Canada Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Aminata Dicko du Sénégal Awaj Warmi de la Bolivie Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Junice Melgar des Philippines Émilia Castro du Chili Rosa Guaman de l'Équateur Claire Pooda du Burkina Faso Triveni Acharya de l'Inde Kongla Mercy Nfor du Cameroun Angélica Rivas Monge du Salvador Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Mélissa Mollen-Dupuis Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Cristina Cucuri de l'Équateur Yolette Jeanty d'Haïti Artisane d'Anyim de l'Ouganda Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou