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Mélissa Mollen-Dupuis

“Si tu es une femme autochtone, il y a moins de chance qu’on te cherche que si tu es un animal”

— Mélissa Mollen-Dupuis

Mélissa Mollen-Dupuis

Melissa Mollen Dupuis est originaire de Mingan, sur la Côte Nord. De mère innue et de père québécois, elle raconte le métissage des cultures à travers les arts visuels, l’animation, la performance et le conte. Son approche contemporaine de la culture des Premières Nations explore des avenues jusqu’ici peu empruntées. Elle a, par exemple, créé un spectacle de contes érotiques amérindiens ! Cet engagement artistique l’a mené à fonder Artistes autochtones du Québec, un groupe qui permet aux artistes d’origine autochtone d’établir leurs priorités.

La fondation de ce groupe a sans doute permis à Melissa de découvrir un côté engagé qu’elle couvait jusque-là, car dernièrement, ce n’est pas pour son côté artistique qu’elle s’est démarquée auprès du grand public. Depuis décembre 2012, avec Widia Larivière, elle est la cofondatrice de Idle No More au Québec, un mouvement de contestation et de résistance à l’adoption de lois dont les effets entraînent la violation des traités ancestraux.

L’activisme et la personnalité de Melissa lui ont attiré un vif intérêt médiatique et font d’elle l’un des jeunes leaders autochtones les plus prometteurs au Québec. En janvier 2014, elle comptait parmi les six jeunes leaders autochtones du Canada sélectionnés par l’International Visitor Leadership Program (IVLP), un programme du Département d’État américain mettant en contact de jeunes leaders étrangers actuels et émergents avec leurs homologues américains. Grâce à ce séjour d’échanges visant à renforcer la compréhension mutuelle sur les questions de politique étrangère, Melissa a pu représenter le Wapikoni, créer des liens et échanger avec des autochtones et des organismes autochtones des États-Unis, à la fois en milieu urbain et dans des réserves. Elle est aujourd’hui présidente du Wapikoni mobile.

Elle a réalisé trois courts métrages : Femmes autochtones disparues et assassinées, O et Nanapush et la Tortue.

Deux liens :
- Wapikoni mobile : http://www.wapikoni.ca/
- Idle no more Québec : https://www.facebook.com/IdleNoMoreQuebec/


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Mélissa Mollen-Dupuis . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Mélissa Mollen-Dupuis , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Artisane d'Anyim de l'Ouganda Aura Lolita Chavez du Guatemala Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Aminata Dicko du Sénégal Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Émilia Castro du Chili  Femmes de la formation AJA du Mali Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Lesbia Morales du Guatemala Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Coopérative Bambolina de l'Équateur Claire Pooda du Burkina Faso Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Yolette Jeanty d'Haïti Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Ariane Émond du Canada Kongla Mercy Nfor du Cameroun Joséphine Yameogo du Burkina Faso Pauline Zongo du Burkina Faso Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Junice Melgar des Philippines Triveni Acharya de l'Inde Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Famille Gaviria Serna de la Colombie Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Awaj Warmi de la Bolivie Cristina Cucuri de l'Équateur Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Mélissa Mollen-Dupuis Pamela Walden-Landry du Canada Angélica Rivas Monge du Salvador Rosa Guaman de l'Équateur