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Mariage précoce et forcé


Dernier ajout : 10 décembre 2014, par Anne Delorme

Le CQFD a participé à la table ronde technique du MAECD et de Plan Canada, dans le cadre du lancement du rapport « Parce que je suis une fille 2015 ».La journée était consacré à mettre en relief les réalités du contexte des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés.

Selon le Fonds des Nations Unies pour la Population, une sur trois est marié avant l’âge de 18 ans, une sur neuf avant ses 15 ans. Les pourcentages d’adolescents mariés sont particulièrement élevés en Afrique subsaharienne (Niger, Tchad, Mozambique, RCA et Mali) et au Bangladesh. Le mariage des enfants menace la vie et la santé des filles, et elle limite leurs perspectives d’avenir. Elles doivent se consacrer aux tâches ménagères et doivent abandonner leurs études. Adolescentes enceintes, elles font face à de risques plus élevés de complications de la grossesse ou de l’accouchement.

Mettre fin au mariage d’enfants, au mariage précoce et au mariage forcéconstitue une priorité de la politique étrangère Canadienne.

« Aucune fille ne devrait être privée de son enfance, de son éducation, de sa santé et de ses aspirations. Pourtant, aujourd’hui, des millions de filles, chaque année, se marient avant leur majorité et ne peuvent donc pas à exercer leurs droits. » Michelle Bachelet, Ancienne Directrice exécutive d’ONU-Femmes.

Facteurs clés :

Facteurs économiques

Le mariage d’enfant est plus fréquent dans les pays pauvres et affecte les foyers les plus défavorisés (UNFPA). La fille est perçue comme un fardeau, une bouche de plus à nourrir. Pour les parents de communautés très pauvres, le mariage est considéré comme l’un des moyens d’assurer l’avenir des filles et de la famille.

Facteurs culturelles

Le mariage précoce des filles est vu aussi comme moyen de protéger les jeunes filles et l’honneur de la famille, en évitant la honte causée par des relations sexuelles hors mariage, même non consenties. Les jeunes filles sont vulnérables à la violence et le harcèlement sexuel dès le moment qu’elles quittent leur foyer pour se rendre à l’école.

Isolée et vulnérable

La table de ronde a commencé avec le témoignage de Miriam Enerstrida Michelo de la Zambie. Ses parents croyaient faire le mieux pour elle en organisant son mariage à l’âge de 13 ans. Retiré de l’école elle fut placée dans une maison de la famille de son futur époux pendant 2 semaines. Ils lui ont enlevé son linge, pour qu’elle ne puisse s’échapper. Ils l’ont battu pour qu’elle apprenne son rôle en tant que femme subordonnée. Elle a réussi à faire parvenir un message à son professeur d’école qui a appelé les autorités et les la police pour la libérer.

Éducation

Le rapport 2012 du Fonds des Nations-Unies pour la Population indique que les filles ayant sans éducation primaire une probabilité trois fois plus élevée de se marier avant 18 ans que celles ayant achevé le cycle du secondaire ou du supérieur. Ce fait souligne l’importance pour les filles d’accéder et de compléter leurs études secondaires.

Non seulement l’éducation contribue à la prévention des mariages précoces, mais à l’inverse, le mariage est l’une des principales causes d’abandon scolaire pour les filles, perpétuant ainsi le cycle de la pauvreté. Selon l’UNESCO, 68 pays dans le monde n’ont toujours pas réalise la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire.

L’exemple de Miriam Enerstrida Michelo démontre que l’école peut aussi permettre de brisé l’isolement de ses jeunes filles, leur donnant accès à d’autres figures d’autorité et aussi leur permettant de connaître un autre futur possible que celui dictés par des pratiques traditionnelles.
Quelques stratégies porteuses soulignées lors de la table ronde :
-  L’amélioration de l’accès à un enseignement primaire et secondaire de qualité, dans un environnement propice et sur, à la fois pour les filles et pour le garçon.
-  L’engagement pour une remise en question des normes sociales et culturelles à travers une mobilisation forte des filles, des garçons, des parents (pères et mères).
-  Le développement et la mise en œuvre de législations efficaces pour combattre le fléau, notamment l’uniformisation de l’âge du mariage pour les filles et les garçons ;
-  L’appui aux filles déjà mariées à travers des possibilités de scolarisation et/ou de formation professionnelle, l’accès a des informations et des services en matière de sante (y compris la prévention de l’infection au VIH) et de protection contre les violences domestiques.

Ressource :


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