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Lutte contre la désertification : le Canada assèche unilatéralement son financement


Dernier ajout : 4 avril 2013

LUTTE CONTRE LA DÉSERTIFICATION : LE CANADA ASSÈCHE UNILATÉRALEMENT SON FINANCEMENT

Montréal, 4 avril 2012. Le 28 mars dernier, sans aucune consultation avec la société civile, le gouvernement canadien a décidé de se retirer de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), un programme auquel il avait participé dès sa création en 1994. L’initiative soudaine et unilatérale du gouvernement Harper est d’autant plus déplorable que le Canada est lui-même sujet à des sécheresses fréquentes, un problème auquel sont également confrontés de nombreux pays en voie de développement. Rappelons que, en Afrique seulement, ce sont 500 millions d’hectares de terres qui sont touchés ou en voie de dégradation.

C’est d’ailleurs en reconnaissant l’impact néfaste de la dégradation des terres et de la sécheresse sur la sécurité alimentaire, que les dirigeants du monde réunis à Rio + 20, en juin 2012, ont confirmé l’importance que l’ensemble des pays devaient accorder à ce défi majeur pour répondre aux objectifs de développement durable.

« Dans cette perspective, rappelle Gervais L’Heureux, directeur de l’AQOCI, l’UNCCD constitue un espace unique de dialogue pour favoriser des stratégies concertées et un impact plus percutant des actions des uns et des autres. Compte tenu de l’ampleur de la tâche, il est essentiel de travailler ensemble, ce que visent à faire les organismes de coopération internationale, dans la mesure de leurs moyens. »

Par ailleurs, la réputation du Canada comme acteur influent de la communauté internationale vient de nouveau d’être mise à mal par cette décision à l’emporte-pièce, où il fait cavalier seul en se retirant d’une Convention appuyée par 193 autres pays et par l’ensemble des États de la Communautés européenne.

Selon plusieurs observateurs médiatiques, la décision du gouvernement conservateur s’inscrit d’abord et avant tout dans son rejet idéologique des changements climatiques. Au-delà de cet enjeu environnemental déterminant, l’AQOCI incite le gouvernement canadien à s’inspirer de la déclaration d’une de ses anciennes ministres, madame Josée Verner, qui, en 2007, alors ministre responsable de l’ACDI, déclarait que « l’avenir de la terre dépend de la lutte contre la désertification, qui s’avère essentielle pour répondre aux enjeux de développement durable ».

Ce défi interpelle toujours la communauté internationale.

Où sera donc le Canada alors que les autres seront à pied d’œuvre ?


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