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Les missions de paix en crise : Une question de légitimité, d’efficacité, de résistance, de coopération ?


Du 6 au 7 mai 2013

Les missions de paix en crise : Une question de légitimité, d’efficacité, de résistance, de coopération ?

NOTEZ BIEN : LE SITE POUR L’INSCRIPTION NE FONCTIONNE PLUS. VOUS POUVEZ VOUS PRÉSENTER DIRECTEMENT AU LOCAL DS-1540 DE L’UQAM

Ateliers internationaux

Ateliers internationaux organisés par l’Observatoire sur les Missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM, en partenariat avec l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

Lundi 6 et mardi 7 mai 2013

Université du Québec à Montréal

Inscription gratuite et obligatoire en ligne en cliquant ICI

Il est à noter que le 7 mai, de 14h00 à 17h00, il y aura une Table ronde réservée notamment aux membres de l’AQOCI, pour tous les détails, veuillez cliquer ICI

L’AQOCI vous invite aussi à la conférence Peacebuilders : une ethnographie des interventions internationales, le 6 mai à 18h30 à l’UQAM

L’AQOCI rembourse les frais de déplacements, nuitées du 5 et 6 mai et les perdiems pour repas (diners du 6 et 7,soupers du 5, 6 et 7 mai, déjeuners du 6 et 7 mai), sur présentation de factures (pour les représentants d’OCI de l’extérieur de Montréal), selon la politique de remboursements de l’AQOCI. Pour toute question et/ou pour demander le formulaire de remboursements, veuillez écrire à Katina Binette à : kbinette@aqoci.qc.ca et prière de le soumettre rapidement, au plus tard 15 jours après le colloque.

Thématique

Les missions de paix et les interventions humanitaires internationales ont été exposées à toutes les critiques. Lorsque la communauté internationale n’intervient pas, comme en Syrie, plusieurs se lèvent et invoquent une responsabilité à protéger les populations menacées et souffrantes. Lorsqu’une intervention est mise en place, comme au Mali, les objectifs, les acteurs qui interviennent et les modalités d’intervention sont sévèrement jugés. Les interventions non militaires n’échappent pas à la critique. Les actions de plusieurs organismes non gouvernementaux et organisations internationales qui travaillent dans le monde humanitaire demeurent teintées, selon certains, d’un paternalisme aux effets contreproductifs.

Dans un contexte où autant l’usage de la force militaire que les autres formes non militaires de l’intervention humanitaire sont sérieusement remises question, plusieurs chercheurs parlent formellement d’une crise. Les expériences en Afghanistan et en Irak ont démontré les contradictions, les ambiguïtés et les effets souvent contreproductifs d’un modèle de mission qui imbrique les techniques de sécurité et de développement. Dans des contextes de missions de paix plus « traditionnelles », comme en Bosnie, Côte d’Ivoire, Haïti ou Timor-Lieste, les exemples sont nombreux de protestation, de contestation et de résistance des populations locales face à la présence d’acteurs internationaux de l’humanitaire. Certainement, tant dans la pratique dans les débats scientifiques, plusieurs soulignent les multiples et divers signes d’une crise du modèle dominant de la « paix libérale » qui structure les missions de paix.

Les débats autour des missions de paix et de l’intervention humanitaire attisent les passions, surtout dans les espaces où sont déployées ces missions. Toutefois, ces débats demeurent très théoriques et souvent axés sur la nature libérale (ou non) des missions, n’identifiant pas la nature précise de la crise. S’agit-il d’une crise de légitimité, d’un questionnement sur l’efficacité et la capacité des missions à promouvoir la paix et répondre aux crises humanitaires, ou des symptômes du dysfonctionnement des formes multilatérales de coopération internationale ? Les enjeux que soulèvent ces questions sont significatifs, car, entre autres choses, elles interrogent la possibilité même des pratiques humanitaires internationales à promouvoir la paix. La question de la crise se pose directement sur les sites où sont déployées les missions, car ce sont dans ces endroits où l’on aperçoit les activités locales de résistance, d’opposition et de négociation visant les interventions humanitaires internationales. Que signifient les signes de résistance et d’opposition aux opérations et missions de paix ? D’où vient cette résistance ? Comment les acteurs locaux négocient-ils les conditions et les modalités des missions de paix et des opérations humanitaires ?

Les défis sont donc grands, tant dans leur dimension scientifique que dans la dimension pratique et appliquée. Ce colloque discutera de ces questions grâce à l’analyse de cas précis d’opérations de paix, notamment les cas de la Bosnie-Herzégovine, de la Côte d’Ivoire, du Mali et de la République démocratique du Congo. Les participants mettront également un accent particulier sur les relations et les interactions entre les acteurs locaux (c’est-à-dire les habitants de l’espace d’intervention) et les acteurs internationaux (les militaires, les humanitaires, les organisations internationales, etc.).

Programme

Lundi 6 mai 2013

8 h 45 à 9 h 00

Mot de bienvenue et introduction

Bruno Charbonneau, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM ; auteur de France and the New Imperialism : Security Policy in sub-Saharan Africa (Ashgate, 2008) et coéditeur de Peacebuilding, Memory and Reconciliation : Bridging Top-down and Bottom-up Approaches (Routledge, 2012).

9 h 00 à 10 h 30

Atelier 1 | Enjeux pour les missions de paix

Mettre un terme au climat d’impunité des casques bleus
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Banting Postdoctoral Fellow, McGill University, associé, Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM et auteur de La Guerre au nom de l’humanité : tuer ou laisser mourir (Presses universitaires de France, 2012).

Regard sur les rivalités tribales entre les babembe et les banyamulenge du Sud-Kivu (République démocratique du Congo)
Dominique Mulume-Oderhwa Kajabika, Université Saint-Paul

La perception de l’aide aux réfugiés par la population hôte : le cas du Darfour

Brahim Kourtou, Université Saint-Paul

10 h 30 - 11 h 00 Pause

11 h 00 à 12 h 30

Atelier 2 | Guerre et paix dans le monde contemporain
Charles-Philippe David, titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM

14 h 30 à 16 h 30

Atelier 3 | La République démocratique du Congo
The Trouble with the Congo : Violence locale et échec de la construction de la paix

Séverine Autesserre, professeure de science politique au Barnard College, Columbia University, New York et auteure de The Trouble with the Congo : Local Violence and the Failure of International Peacebuilding (Cambridge University Press, 2010).

Animé et commenté par François Bugingo, animateur et journaliste et par Yvan Conoir, coordonnateur académque des écoles d’été de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires, Chaire Raoul-Dandurand, UQAM.

18 h 30

Conférence d’ouverture de l’école d’été Missions de paix des Nations Unies | Une ethnographie des interventions internationales
Séverine Autesserre, professeure de science politique au Barnard College, Columbia University, New York et auteure de The Trouble with the Congo : Local Violence and the Failure of International Peacebuilding (Cambridge University Press, 2010).

Mardi 7 mai 2013

9 h 00 à 10 h 30

Atelier 4 | "Consolider la paix" : défis de la réconciliation

"Partenariats pour la paix ?" : guérison, empowerment, réconciliation
Geneviève Parent, professeure en études de conflit, Université St-Paul, Ottawa, associée, Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM et coéditrice de Peacebuilding, Memory and Reconciliation : Bridging Top-down and Bottom-up Approaches (Routledge, 2012).

Expression populaire en Haïti : entre contestation et déficit démocratique des ONG

Andréanne Martel, chercheure en résidence, Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires, Chaire Raoul-Dandurand, UQAM. 

Structuring peace : Frictions in Peacebuilding Bosnia and South Africa
Stefanie Kappler, professeure de relations internationales, Liverpool Hope University, Grande-Bretagne, spécialiste de la Bosnie-Herzégovine.

10 h 30 - 11 h 00 Pause

11 h 00 à 12 h 30

Atelier 5 | Faire la paix : entre imposition internationale et résistance locale

Du changement de régime à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire : usage de la force, réconciliation et développement

Bruno Charbonneau, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand, UQAM ; auteur de France and the New Imperialism : Security Policy in sub-Saharan Africa (Ashgate, 2008) et coéditeur de Peacebuilding, Memory and Reconciliation : Bridging Top-down and Bottom-up Approaches (Routledge, 2012).

"Ceci n’est pas un état-nation" Le Mali et les crises de la paix libérale et démocratique
Jonathan Sears, professeur de International Development Studies, Menno Simons College, University of Winnipeg, spécialiste du Mali.

Une paix chaotique : L’influence des connexions transnationales dans la dynamique politique de (re)construction après un conflit violent
Kathia Légaré, Université Laval.





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