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L’aide humanitaire, l’ACDI et l’hypocrisie de la gauche


Dernier ajout : 28 mars 2013

Il ne faut pas être devin pour comprendre pourquoi le gouvernement conservateur a choisi de mettre la hache dans le vieux modèle dépassé qu’était l’Agence canadienne de développement international (ACDI) : il vise l’efficacité et la convergence de l’aide avec la prospérité du Canada et c’est tant mieux pour tous.

L’aide humanitaire telle qu’elle se déclinait encore au Canada relevait d’un modèle désuet datant de l’époque lointaine de la colonisation des pays que l’on appelait du « Tiers-monde ». Cette époque est révolue depuis que des centaines d’études ont démontré que le vieux modèle de l’aide humanitaire ne tient plus la route et pas seulement au Canada.

Les dernières années ont vu les chiffres les plus encourageants de toute l’histoire du monde moderne en matière de réduction de la pauvreté et les analyses les plus récentes de l’utilisation des subventions des pays occidentaux prouvent que la réduction de la pauvreté n’est que très peu reliée avec les organismes qui recevaient des subventions des grands pays industrialisés. Il est plutôt le fruit pur de l’expansion de l’économie de marchés, de partenariats d’entreprises et de prises en main locales par les « locaux « eux-mêmes.

Il n’est pas surprenant non plus de constater ce que veulent réellement les populations des pays en développement. Ces gens veulent travailler, gagner un salaire et faire vivre leurs familles. Ils veulent créer des entreprises, vivre dans des économies fortes pour pouvoir traiter d’égal à égal avec les pays occidentaux comme l’ont réussi des pays comme le Brésil. Ils veulent des collèges techniques solides associés aux plus grandes institutions mondiales du savoir.

Ils veulent que nos entreprises à succès soient à leurs côtés pour les accompagner dans une démarche structurante de partenariats pour que la prospérité de leurs villages ne soit pas basée que sur l’aide humanitaire artificielle et temporaire, mais bien plutôt sur la production de bien et la commercialisation Nord-sud et Sud-sud.

Ils n’ont que faire de la seule pitié et d’une vision d’un monde réducteur où ils sont catalogués comme les « pôvres démunis de la planète « . Ils veulent que leurs entreprises deviennent des fleurons de l’économie mondiale.

À partir de maintenant il est encourageant de constater que l’on verra une aide beaucoup plus efficace et liée. On verra une aide cibler des besoins réels en formation de main-d’oeuvre technique, en partenariat d’entreprises, en échanges commerciaux.

Au final on verra une aide ciblée pour soutenir le développement de vraies entreprises créatrices de richesses à long terme et non pas la création d’obscurs mouvements de mobilisations syndicales revanchards et pseudo-altermondialistes. Et quand il s’agira d’aide humanitaire pure alors l’argent s’y rendra en totalité comme il se doit quand on fait un don.

Les tenants de la gauche devraient être heureux ici. Le gouvernement canadien est en train de réformer l’aide humanitaire sur les mêmes modèles que certains pays scandinaves comme la Norvège. Et ils s’en trouvent encore pour critiquer ce nouveau modèle ?

Pierre Harvey

Sherbrooke


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