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Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal

Près de 150 femmes musulmanes et chrétiennes mènent ensemble un projet d’agriculture pour servir la collectivité

— Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal

Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal

Baback Sérère est un village fort de l’organisation et l’activité de sa communauté. En marge du Groupement villageois, un groupe exclusivement composé de femmes s’est organisé dans le but de mener un projet d’agriculture pour servir la collectivité. La présidente et la doyenne Mme Fatou Sène est entourée de près de 150 compagnes pour travailler au sein du Groupement féminin de Baback Sérère.

À l’hiver 2013, un groupe Québec sans frontières s’est joint à elles pour aider à démarrer le jardin des femmes, ou le « Colol Rew-Wé ». Les femmes avaient déjà fait ériger une clôture autour d’un lopin de terre qui leur appartenait, et ont fait réparer le puits endommagé qui s’y trouvait. Hebdomadairement, les femmes s’organisent entre elles pour répartir les tâches, planifier des achats et les contrats. Au sein du groupement, il règne un impressionnant climat de fraternité et une remarquable cohabitation entre les femmes de confession musulmane et chrétienne.

Groupement féminin de Baback Sérère
Village de Baback Sérère (région de Thiès), Sénégal
Organisme partenaire : Comité régional d’éducation pour le développement international de Lanaudière (CRÉDIL)

Crédit photo :Gabriella Rousseau


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Awaj Warmi de la Bolivie Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Coopérative Bambolina de l'Équateur Junice Melgar des Philippines Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Aminata Dicko du Sénégal Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Famille Gaviria Serna de la Colombie Pamela Walden-Landry du Canada Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Aura Lolita Chavez du Guatemala Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger  Femmes de la formation AJA du Mali Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Joséphine Yameogo du Burkina Faso Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Mélissa Mollen-Dupuis Cristina Cucuri de l'Équateur Kongla Mercy Nfor du Cameroun Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Émilia Castro du Chili Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Claire Pooda du Burkina Faso Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Pauline Zongo du Burkina Faso Artisane d'Anyim de l'Ouganda Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Triveni Acharya de l'Inde Yolette Jeanty d'Haïti Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Rosa Guaman de l'Équateur Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Angélica Rivas Monge du Salvador Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Lesbia Morales du Guatemala Ariane Émond du Canada