Bannière JQSI 2016
Famille Gaviria Serna de la Colombie

Des assassinats politiques en passant par les disparitions forcées, rien ne s’oublie...

— Famille Gaviria Serna de la Colombie

Famille Gaviria Serna de la Colombie

En photo, Maria Josefa Serna, Manuela Gaviria Serna et Alejandra Gaviria Serna, dans une manifestation pour la mémoire historique en Colombie : toutes trois font partie du collectif "H.I.J.O.S. Colombie", Fils et Filles pour l’identité et la Justice, contre l’Oubli et le Silence.

Le conflit armé et la répression que subissent les populations en Colombie depuis tant d’année ont fait bien des victimes. Des assassinats politiques en passant par les disparitions forcées, rien ne s’oublie... comme la père de Manuela qui fut détenu puis torturé et assassiné dans la ville de Medellin en 1987. Ces trois femmes en marche défendent le droit des victimes et de leurs proches à la Vérité, la Justice, la Mémoire et la Paix.

Maria Josefa Serna, Manuela Gaviria Serna et Alejandra Gaviria Serna du collectif H.I.J.O.S. Colombie
Colombie
Organisme partenaire : Projet Accompagne Québec-Guatemala
Crédit photo : PAQG


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Famille Gaviria Serna de la Colombie . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Famille Gaviria Serna de la Colombie , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

  • * Champs obligatoires





Joséphine Yameogo du Burkina Faso Rosa Guaman de l'Équateur Ariane Émond du Canada Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Angélica Rivas Monge du Salvador Pamela Walden-Landry du Canada Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Famille Gaviria Serna de la Colombie Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Artisane d'Anyim de l'Ouganda Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Émilia Castro du Chili Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Claire Pooda du Burkina Faso Coopérative Bambolina de l'Équateur Pauline Zongo du Burkina Faso  Femmes de la formation AJA du Mali Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Mélissa Mollen-Dupuis Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Kongla Mercy Nfor du Cameroun Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Cristina Cucuri de l'Équateur Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Junice Melgar des Philippines Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Aura Lolita Chavez du Guatemala Awaj Warmi de la Bolivie Aminata Dicko du Sénégal Yolette Jeanty d'Haïti Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Triveni Acharya de l'Inde Lesbia Morales du Guatemala