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Émilia Castro du Chili

« De nos luttes féministes, de celles qu’ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils et pour toutes les petites filles et tous les petits garçons, qui, après nous, fouleront ce sol. »

— Émilia Castro du Chili

Émilia Castro du Chili

Émilia Casto est arrivée du Chili en décembre 1974, en qualité de réfugiée politique, à la suite du coup d’État de 1973 par Pinochet. Travailleuse en garderie, elle contribue à la création du réseau des services de garde au Québec et participe à la fondation du premier syndicat des garderies au Québec. Également, elle collabore à l’organisation de la marche « Du pain et des roses » en 1995. Elle est vice-présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, ainsi que de la Fédération des femmes du Québec, et est représentante des groupes de femmes au Centre local de développement. De plus, elle est membre fondatrice de la Coordination du Québec de la Marche mondiale.

Depuis octobre 2008, elle fait partie du Comité international de la Marche mondial des femmes en tant que représentante des Amériques. Elle a été finaliste en 2007, pour le « Grand prix Avancement de la femme » du YWCA, et lauréate du fleuron féministe de la collective Léa Roback.

« Nous, les femmes, marchons depuis longtemps pour dénoncer et exiger la fin de l’oppression que nous vivons en tant que femmes, pour dire la domination, l’exploitation, l’égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences ont une fin. De nos luttes féministes, de celles qu’ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils et pour toutes les petites filles et tous les petits garçons, qui, après nous, fouleront ce sol. »

Émilia Castro
Chili, elle vit présentement au Québec, Canada
Organisme partenaire : Carrefour Tiers-Monde
Crédit photo : Carrefour Tiers-Monde


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Émilia Castro du Chili . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Émilia Castro du Chili , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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 Femmes de la formation AJA du Mali Kongla Mercy Nfor du Cameroun Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Aura Lolita Chavez du Guatemala Pauline Zongo du Burkina Faso Pamela Walden-Landry du Canada Claire Pooda du Burkina Faso Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Ariane Émond du Canada Aminata Dicko du Sénégal Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Émilia Castro du Chili Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Mélissa Mollen-Dupuis Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Cristina Cucuri de l'Équateur Angélica Rivas Monge du Salvador Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Artisane d'Anyim de l'Ouganda Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal Triveni Acharya de l'Inde Rosa Guaman de l'Équateur Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Awaj Warmi de la Bolivie Yolette Jeanty d'Haïti Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Junice Melgar des Philippines Famille Gaviria Serna de la Colombie Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Lesbia Morales du Guatemala Coopérative Bambolina de l'Équateur Joséphine Yameogo du Burkina Faso