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25 novembre au 6 décembre : 12 jours d’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Dans plusieurs pays du monde, l’AQOCI et ses membres agissent pour éliminer la violence faite aux femmes et aux filles


Dernier ajout : 19 décembre 2013, par Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

25 novembre au 6 décembre :
12 jours d’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Dans plusieurs pays du monde, l’AQOCI et ses membres agissent pour éliminer la violence faite aux femmes et aux filles

Montréal, le 25 novembre 2013 – En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et son Comité québécois femmes et développement (CQFD) tiennent à souligner l’importance de la campagne « 12 jours d’action pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » qui débute ce 25 novembre et se poursuivra, au Québec, jusqu’au 6 décembre. Cette campagne a lieu dans plus de 180 pays.

Selon l’organisation des Nations Unies, près d’une femme sur trois sera victime de violence au cours de sa vie. Le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand, pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis, selon les données de la Banque mondiale.

« La violence faite aux femmes d’ici et d’ailleurs est inacceptable. Depuis des décennies, les organismes de coopération internationale, membres de l’AQOCI, appuient des organisations de d’autres pays qui sensibilisent leur gouvernement et leur population à ce fléau », explique Julie Martineau de l’AQOCI et du CQFD.

Voici quelques exemples de projets des membres de l’AQOCI qui démontrent à quel point ces collaborations sont primordiales.

  • Au Burkina Faso, le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean appuie son partenaire local Action sociale et solidarité nationale qui sensibilise la population pour éliminer les pratiques traditionnelles qui briment l’intégrité et les droits des femmes, comme l’excision. Nathalie Soma, de l’organisme burkinabé, raconte que les pratiques ont changé : « Dans un village, on pouvait exciser une vingtaine de filles le même jour. Maintenant, les gens nous contactent afin qu’on intervienne. (…) L’association vient avec la police. » Au Burkina Faso, l’excision est illégale depuis 1996. Une ligne téléphonique « SOS Excision » a aussi été mise en place.
  • Au Burundi, en République démocratique du Congo et au Rwanda, le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) réalise en partenariat avec la Concertation des collectifs et associations féminines de la région des Grands lacs (COCAFEM/GL) un projet de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes. Le projet permet d’identifier les causes de la violence et de trouver des solutions. Les partenaires font de la prévention, établissent un dialogue politique pour influencer l’application ou un changement des lois et offrent, entre autres, des services médicaux et juridiques.
  • Au Honduras, Mer et Monde et son partenaire Calidad de Vida travaillent à autonomiser les femmes qui ont vécu la violence (conjugale, sexuelle ou autres). La situation est préoccupante et les organismes d’aide se font rares. « À la capitale, il n’y a qu’un seul refuge pour accueillir les victimes et leurs enfants et elles ne peuvent rester que 3 mois. Nous n’avons pas de soutien du gouvernement », raconte Minori Estefania Cruz Aleman de Calidad de Vida. Elle rappelle que sans l’aide des ONG internationales, la survie de l’organisme serait en danger. Au Honduras, une femme est tuée à toutes les 18 heures et 3000 mères, filles ou sœurs ont été mortellement violentées dans la dernière décennie, selon OXFAM international.
  • En Inde, l’Aide internationale pour l’enfance (AIPE), œuvre en partenariat avec la Rescue Fondation, une ONG indienne ayant développé, au cours des dix dernières années, une solide expertise en matière de trafic sexuel. À tous les ans, la Rescue Fondation parvient à libérer près de 300 jeunes filles victimes de ce trafic et retenues captives dans les bordels de Mumbai. Solanki, une jeune femme de 22 ans a été sauvée par la Rescue Fondation, il y a neuf ans. À l’âge de 5 ans, elle a été vendue par son père à une femme qui la faisait mendier. Maintenant, grâce au soutien des ONG indienne et québécoise, elle a terminé ses études secondaires et entrevoit l’avenir avec espoir.
  • Au Pérou, le Carrefour de solidarité internationale-Sherbrooke travaille en collaboration avec l’organisme péruvien ayni Desarollo pour éliminer les comportements et discours qui occultent la violence faite aux femmes. Jusqu’à ce jour, le projet a permis, entre autres, de sensibiliser 10 000 personnes sur la violence, de créer 5 organismes des droits des femmes et d’ouvrir une maison d’hébergement pour recevoir les victimes et leurs enfants. Depuis le début du projet, il y a eu une hausse de 17% des dénonciations faites par les femmes pour violence conjugale.
  • En République démocratique du Congo, OXFAM-Québec travaille en collaboration avec l’alliance nationale CNP qui regroupe plusieurs organismes locaux. Depuis six ans, la campagne Nous pouvons a été mise en place pour générer un changement fondamental dans les attitudes et les croyances sociales qui justifient et soutiennent les violences faites aux femmes. Cette campagne, également mise en œuvre en Inde, au Niger et au Burkina Faso, forme des agents de changement qui s’engagent à renoncer à la violence et à mobiliser au moins dix personnes à faire de même. Jusqu’à présent, plus de 35 000 femmes et plus de 29 000 hommes ont été mobilisé-e-s en République démocratique du Congo.
  • Au Swaziland, Carrefour International a développé, avec son partenaire local Swaziland Action Group Against Abuse (SWAGAA), des clubs d’autonomisation des filles. Un projet plus que pertinent dans un pays où une fille sur trois subira des sévices sexuels avant d’atteindre l’âge de 18 ans et où la moitié des jeunes femmes âgées de 25 à 28 ans sont séropositives. Cette initiative représente l’espoir d’une vie meilleure pour les jeunes filles : « Le fait d’être membre d’un club d’autonomisation des filles a changé ma vie. Aujourd’hui, j’en sais plus sur les formes d’abus et sur la bonne façon de rapporter les abus à des personnes responsables (…) », témoigne une adolescente du Swaziland.

Du 25 novembre au 6 décembre, l’AQOCI vous invite à porter le ruban blanc pour dénoncer la violence faite aux femmes et aux filles. Le ruban blanc est disponible à ses bureaux : 1001, rue Sherbrooke Est, bureau 540, Montréal ; tél. 514-871-1086.

L’ Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) regroupe 67 organisations qui œuvrent, à l’étranger et au Québec, pour un développement durable et humain. L’AQOCI a pour mission de soutenir le travail de ses membres ainsi que leurs initiatives en faveur de la solidarité internationale. En s’appuyant sur la force de son réseau, l’AQOCI œuvre à l’éradication de la pauvreté et à la construction d’un monde basé sur des principes de justice, d’inclusion, d’égalité et de respect des droits humains. www.aqoci.qc.ca

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Pour information et entrevue avec nos membres concernant leur projet spécifique :

Nathalie Des Groseilliers

Chargée des communications, AQOCI

514-871-1086, poste 205
communications@aqoci.qc.ca


Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), est un regroupement de 65 organisations québécoise qui œuvrent, à l’étranger et au Québec, pour un développement durable et humain.

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