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Conseiller-ère technique en sécurité alimentaire et développement durable - RDC


Date limite: 25 novembre 2016 à 23h59
Offert par Oxfam-Québec

PAYS : République Démocratique du Congo (RDC)

VILLE (lieu d’affectation) : BUNIA (poste non accompagné) avec déplacements dans la province d’Ituri

DURÉE DU CONTRAT : 1 an (avec possibilité de renouvellement)

DÉPART : Décembre 2016

ORGANISATION(s) PARTENAIRE(s) :

  • Réseau des initiatives Mobilisées pour l’Autopromotion (RIMA)
  • Fleuves d’Eau qui Coulent aux Autres (FLEVICA)
  • Bureau d’Étude et d’Appui au Développement (BEAD)

CONTEXTE DU PAYS /RÉGION DE l’ITURI

La République Démocratique du Congo compte 82, millions d’habitants répartis en 26 provinces. La province de l’Ituri est située sur le versant occidental du Lac Albert, possède des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud et est composée de 5 territoires : Aru, Djugu, Irumu, Mahagi et Mambasa. Elle dessert une population de près de 9 millions d’habitants. L’Ituri est une province majoritairement agricole et agropastorale. Elle a son chef- lieu à Bunia, dans le territoire d’Irumu. L’Ituri est en proie à un conflit ethnique depuis 1999, qui a entrainé beaucoup de déplacés et de pertes humaines. Durant cette guerre interethnique l’Ituri a connu une destruction sans précédent de plusieurs infrastructures socioéconomiques de base (écoles, routes, centres de santé, installations d’eau potable, etc.).Cette situation affecte en plus grande partie les populations rurales, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. En août 2016, outre certaines périodes d’insécurité dans quelques zones, un certain calme règne sur toute l’étendue de la Province de l’Ituri, qui permet d’aller de l’avant dans les projets de développement. Le sol de la Province de l’Ituri, fertile et riche en humus, favorise les activités agricoles (80 %) : cultures du manioc, arachides, riz, café Arabica, cacaoyers, mais, haricots, bananes, coton. Les autres activités importantes demeurent la pêche (tilapia et capitaine) et l’élevage. La prospérité de la province repose sur la sécurisation des zones afin d’accroître la production agricole et assurer la croissance des troupeaux. En ce qui concerne l’utilisation et la transformation des produits : les produits agricoles et d’élevage sont destinés à la consommation par les populations à 100 % et sont soit séchés et conservés comme semences, soit vendus pour les besoins des ménages. On manque d’infrastructures pour conserver les produits de consommation dans la province et en maximiser les prix. L’eau jaillit en abondance dans la chaîne des Monts Bleus, mais l’eau potable est un problème important pour le territoire en général. L’Ituri vit un grave problème d’alimentation électrique. On estime qu’en milieu rural seulement 2 % des ménages utilisent l’énergie électrique, les groupes électrogènes représentent environ 30 %. Le bois et/ou le charbon de bois sont utilisés à 100 % pour les besoins culinaires de la population, ce qui crée une pression sur les réserves forestières.

CONTEXTE DU POSTE / MANDAT

La stratégie centrale du programme repose sur l’assignation dans les pays d’intervention de conseillères et de conseillers techniques canadiens (ou résidents permanents) ayant pour mandat d’accroître les capacités techniques, administratives et financières des organisations partenaires locales. Ces appuis doivent permettre aux partenaires d’innover et de générer des changements durables dans leur milieu en matière de croissance économique, de sécurité alimentaire, d’égalité entre les sexes, de bonne gouvernance et de viabilité de l’environnement. Dans cette optique, le programme privilégie le développement de modèles et d’approches d’intervention innovants à travers une démarche qui sera soutenue par un réseau de partenaires canadiens composés d’organisations reconnues de la société civile, d’instituts de recherche ainsi que d’entreprises socialement responsables. En ce qui concerne le thème-clé de la sécurité alimentaire, le programme mettra l’accent sur l’amélioration durable de la production dans une perspective d’adaptation aux changements climatiques, le renforcement des chaînes de valeur et l’amélioration des pratiques nutritionnelles. Oxfam et ses partenaires mettront également en œuvre des stratégies innovantes pour favoriser le développement économique des agricultrices et des jeunes agriculteurs et promouvront de nouveaux modèles de promotion de l’entrepreneuriat agricole, tant en milieu rural qu’urbain.

DESCRIPTION DES TÂCHES

Sous la responsabilité de la coordonnatrice ou du coordonnateur Zone Est du PAI dans le pays d’intervention et en étroite collaboration avec ses collègues d’Oxfam (pays, région, affiliés, siège d’Oxfam-Québec), la conseillère ou le conseiller en sécurité alimentaire et développement agricole effectue son mandat afin d’assurer l’atteinte des résultats du PAI et l’appui aux partenaires dans son champ d’expertise. En conformité avec les politiques, les normes et les procédures d’Oxfam, la conseillère ou le conseiller en sécurité alimentaire et développement agricole assume les responsabilités suivantes :

Développement de la thématique

  • Élaborer et mettre en œuvre le plan de formation des partenaires portant sur les diverses thématiques liées aux activités porteuses dans un cadre de développement durable ;
  • Produire en collaboration avec les partenaires, une analyse/portrait des activités porteuses, des différents niveaux de rentabilité et des perspectives de développement ;
  • Cibler les organisations d’excellence pouvant servir de « mentor » ou pouvant contribuer à l’amélioration de la qualité des productions, tout en préconisant une approche écologique ;
  • Effectuer une veille des recherches publiées sur les initiatives reliées aux domaines d’intervention de nos partenaires dans le cadre de la sécurité alimentaire et du développement agricole en Ituri et dans les régions Nord-Kivu, Tshopo et Ouganda ;
  • Coordonner l’élaboration de la stratégie du PAI reliée à la sécurité alimentaire et au développement agricole ainsi que son articulation à la Stratégie globale d’intervention d’Oxfam dans le pays ;
  • Contribuer au développement de nouveaux partenariats et alliances dans le pays (particulièrement avec des organisations paysannes) en lien avec la stratégie thématique élaborée ;
  • Participer à la coordination des différentes stratégies thématiques déployées par Oxfam au niveau du pays et au niveau régional.

Innovation et renforcement des capacités

  • Appuyer les partenaires locaux dans la réalisation ou l’actualisation de leur diagnostic et plan de renforcement organisationnel en ce qui a trait au volet sécurité alimentaire et développement agricole ;
  • Soutenir les partenaires locaux dans l’identification et la planification des innovations qui seront développées dans le cadre du PAI et ce, en collaboration avec les partenaires canadiens ;
  • Élaborer et mettre en œuvre un plan de formation et d’accompagnement des partenaires/alliés portant sur diverses thématiques liées à la sécurité alimentaire et au développement agricole (production agricole améliorée, agro-écologique, conservation et transformation des récoltes, adaptation aux changements climatiques, suivi des rendements, comptes d’exploitation et commercialisation, nutrition, etc.) ;
  • Soutenir la participation active des partenaires locaux dans les campagnes de sensibilisation et les espaces de dialogue appuyés par Oxfam portant sur la sécurité alimentaire et le développement agricole.

Suivi-évaluation-apprentissage

  • Appuyer les partenaires/alliés dans l’évaluation quantitative et qualitative des résultats atteints en matière de sécurité alimentaire et développement agricole ;
  • Coordonner le rapportage - au niveau du programme d’Oxfam dans le pays - des résultats atteints selon les normes établies ;
  • Contribuer à la documentation des apprentissages et des innovations développés par Oxfam et ses partenaires (approches, leçons apprises, bonnes pratiques, témoignages, etc.).

Réseaux d’expertise

  • Participer à un réseau d’expertise global d’Oxfam portant sur la résilience ;
  • Faciliter la participation des partenaires/alliés à des réseaux d’expertise portant sur la sécurité alimentaire et le développement agricole, particulièrement celui coordonné par Oxfam ;
  • Coordonner la participation d’Oxfam et des partenaires à des échanges d’expériences et événements d’apprentissage ;
  • Participer aux efforts de développement au Canada pendant et après le mandat outre-mer en contribuant au rayonnement du programme, des projets, des partenaires, etc. par des témoignages, des histoires de vie, des photos, des citations, etc.

EXIGENCES

Statut : Être citoyenne ou citoyen canadien ou posséder le statut de résident permanent.

Scolarité : Diplôme universitaire en agronomie, agriculture, technologies agroalimentaires, nutrition, agroforesterie, agroéconomie ou autre domaine

Expérience de travail :

  • Au moins trois années d’expérience pertinente en sécurité alimentaire et développement agricole (cultures tropicales en pays africain un atout)
  • Expérience de travail en équipe multidisciplinaire.
  • Expérience de travail en développement international (atout)
  • Expérience de travail à l’international et dans le pays
  • Expérience de travail en Afrique
  • Expérience de travail en RDC et/ou dans une zone post-conflit (un atout).

Compétences spécifiques :

  • Connaissance des problématiques liées à l’agriculture dans les pays en développement
  • Planification stratégique
  • Multitâches
  • Gestion axée sur les résultats
  • Conception et adaptation d’outils de formation
  • Facilitation et animation de groupes
  • Bonne connaissance des marchés et des filières agricoles du pays (un atout)
  • Connaissance des techniques agricoles durables et adaptées à la région (un atout)
  • Connaissances en pisciculture et apiculture (un atout)

Informatique : Maîtrise de la suite Microsoft Office 2010 (Word, Excel, Outlook et PowerPoint) et Skype.

Langue(s) de travail : Maîtrise du français, parlé et écrit et de l’anglais. (connaissance du Lingala et du Swahili un atout).

Qualités recherchées :

  • Adhésion à la mission et aux valeurs d’Oxfam-Québec, dont la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • Leadership inclusif
  • Diplomatie et bon jugement
  • Capacité à travailler en équipe
  • Autonomie et initiative
  • Professionnalisme
  • Capacité à travailler sous pression

CONDITIONS :

  • Allocation mensuelle : Montant en fonction du coût de la vie dans le pays d’affectation ;
  • Billet d’avion aller-retour ;
  • Assurance voyage, vie et invalidité ;
  • Montant pour le logement ;
  • Bourse permettant de faciliter la réintégration au Québec/Canada.

COMMENT POSER SA CANDIDATURE :

Ce poste vous intéresse ? Faites parvenir votre candidature (CV et lettre d’intérêt), en spécifiant le titre du poste et le pays d’assignation dans l’objet de votre courriel à :

recrutement-volontaires@oxfam.qc.ca

Oxfam-Québec souscrit au principe de l’équité en matière d’emploi. Nous remercions toutes les candidates et candidats pour leur intérêt mais seules les personnes sélectionnées seront contactées


Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)

L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), est un regroupement de 65 organisations québécoise qui œuvrent, à l’étranger et au Québec, pour un développement durable et humain.

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