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Claire Pooda du Burkina Faso

« Quand tu n’as aucune ressources à ramener à la maison, tu n’as pas ton mot à dire. Quand tu contribues au développement de la famille, tu peux alors amener un point de vue »

— Claire Pooda du Burkina Faso

Claire Pooda du Burkina Faso

« La femme est au début et à la fin de toutes les œuvres humaines », voilà la philosophie de l’Association Munyu au Burkina Faso, organisation partenaire d’Oxfam-Québec.

Claire Pooda est à la tête de l’unité économique de Munyu, un ensemble d’activités qui rendent à la fois service à la collectivité tout en générant des revenus. Elle gère un cybercafé qui sert aussi de laboratoire informatique, une boutique qui sert de vitrine aux productrices et producteurs locaux, un restaurant géré par des jeunes, un centre de transformation de céréales ainsi qu’un secrétariat publique venant en aide aux gens devant effectuer des démarches administratives (photocopies, télécopies, etc.) Munyu offre aussi un large volet éducatif, comprenant des cours d’alphabétisation, des cours du soir et des cours de formation professionnelle pour les femmes.

Claire souligne l’importance de l’autonomisation économique des femmes : « Quand tu n’as aucune ressources à ramener à la maison, tu n’as pas ton mot à dire. Quand tu contribues au développement de la famille, tu peux alors amener un point de vue ».

Forte de ses 10 000 membres, l’Association Munyu, en partenariat avec Oxfam-Québec, travaille quotidiennement à améliorer la justice économique, l’égalité entre les sexes, l’autonomisation des jeunes et l’accès aux services essentiels. Radio communautaire, troupes théâtrales, sensibilisations itinérantes dans les villages, échanges-débats, formations professionnelles… les moyens ne manquent pas chez Munyu pour contribuer à l’amélioration du statut de la femme en vue du bien-être de la mère et de l’enfant.

Claire Pooda & l’association Munyu des femmes de la Comoé (AFC/Munyu)
Banfora, Cascades Burkina Faso
Organisme partenaire : Oxfam-Québec
Crédit photo : Evelyne Bougues Ouali


PASSEZ À L'ACTION

Envoyez un message au premier ministre et appuyer ainsi des groupes de femmes pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde

Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour les engagements que vous avez pris pour réaliser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, au Canada et à l’étranger, dans le cadre de la récente campagne électorale. J’apprécie particulièrement votre engagement à nommer un cabinet composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes; votre volonté d’assurer que les ministères fédéraux mènent des analyses comparatives entre les sexes pour informer leurs décisions; ainsi que votre engagement à offrir la gamme complète de services de santé reproductive dans le cadre de l’initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Car faut-il le rappeler, encore aujourd’hui, les femmes vivent davantage dans la pauvreté que les hommes. Elles sont moins scolarisées, souffrent davantage de la faim et sont sous-représentées dans les instances décisionnelles à tous les niveaux. Nous sommes très loin d’avoir atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Heureusement, partout à travers le monde, des femmes luttent pour faire respecter leurs droits et se mobilisent pour changer les choses. Par exemple, je viens de prendre connaissance du travail remarquable accompli par Claire Pooda du Burkina Faso . Je souhaitais partager avec vous l’histoire inspirante de ces femmes et je crois fermement que nous devons encourager ce genre d’initiative.

Malheureusement, au cours des cinq dernières années, le Canada n’a accordé que de 1 à 2 % de son budget d’aide internationale aux programmes axés sur l’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’autonomisation des femmes. Ce pourcentage se situe d’ailleurs sous la moyenne des fonds alloués par les autres pays donateurs, et ce, même si le Canada n’a cessé de placer officiellement le thème de l’égalité entre les sexes au cœur de ses programmes de développement international.

Comme l’illustre le travail de Claire Pooda du Burkina Faso , ce sont les femmes des pays du Sud elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins, proposer des solutions et organiser des actions. Je vous rappelle que la Politique en matière d’égalité entre les sexes de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), qui est toujours en vigueur, affirme à juste titre qu’ «on ne peut renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leurs choix ou de parler en leur propre nom » . La mise en œuvre d’une approche participative dans les programmes et les projets de développement est donc nécessaire.

Les organismes de coopération internationale (OCI) jouent aussi un rôle important en appui aux actions entreprises par les femmes au Sud. En effet, s’il revient aux groupes de femmes du Sud de définir leurs besoins et de proposer des solutions, les OCI soutiennent ces groupes de diverses façons, notamment en accompagnant des défenseures des droits des femmes dont la sécurité est menacée, en contribuant au renforcement de leurs organisations et de leurs programmes, et en les appuyant financièrement. Cette solidarité internationale, fondée sur la création de liens permanents et basée sur l’égalité, le partage, la réciprocité et le respect mutuel contribue à l’avancement des droits des femmes dans le monde.

Je demande donc au gouvernement du Canada…

  1. d’augmenter son appui financier, à travers son aide publique au développement (APD), aux programmes et aux projets destinés à favoriser les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes;
  2. de mettre en œuvre une approche participative dans ses programmes et ses projets de développement pour laisser aux femmes du Sud le soin de définir leurs besoins et de proposer leurs propres solutions;
  3. d’appuyer le travail des organismes de coopération internationale qui œuvrent à la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En septembre dernier, un nouveau cadre de développement international a été adopté lors d’un Sommet des Nations Unies à New York. Avec ce cadre, tous les pays se sont engagés, entre autres, à faire beaucoup plus pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes et pour promouvoir l’autonomie des femmes. Le Canada doit faire mieux pour réaliser ces objectifs ici et ailleurs.

Je sais que vous avez à cœur, Monsieur le Premier Ministre, d’assurer la pleine égalité économique, sociale et politique des femmes. À cet égard, vous pouvez compter sur mon appui et sur celui des organismes de coopération internationale du Québec.

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.

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Le Centre de Ressources pour les Femmes Afghanes (CRFA) de village de Sherhankhail, Province de Kapisa, en Afghanistan Yolette Jeanty d'Haïti Pamela Walden-Landry du Canada Junice Melgar des Philippines Groupement féminin de Baback Sérère au Sénégal Aginatha Festo Rutazaa de la Tanzanie Promotion de l'entreprenariat jeunesse et du leadership féminin (PEJELF) du Niger Yolanda Perez Cruz de San Isidro Aloapam, Oaxaca, Mexique Famille Gaviria Serna de la Colombie Réseau des Femmes pour l'Agriculture Biologique et le Commerce Équitable du Sénégal Elib Chuchón Gamboa de la communauté de San Melchor, à Ayacucho, Pérou Cecibel Hilasaca Solorzano du Pérou Femmes membres du Maata-N-Tudu au Ghana Aura Lolita Chavez du Guatemala Angélica Rivas Monge du Salvador Augusta Henriques de la Guinée-Bissau Joséphine Yameogo du Burkina Faso Asmaa Ibnouzahir, Québec, Canada Mélissa Mollen-Dupuis Ariane Émond du Canada Kongla Mercy Nfor du Cameroun Awaj Warmi de la Bolivie Nuria Areli Cordon Guerra du Guatemala Pauline Zongo du Burkina Faso Les membres de la FADEF (Fédération des associations pour le développement et l'épanouissement de la femme) du Sénégal Juanita du projetPROGA-Jeunes du Nicaragua Aminata Dicko du Sénégal Comité de femmes utilisatrices (CFU) des services de santé de Dianwely Counda du Mali Émilia Castro du Chili Artisane d'Anyim de l'Ouganda Coopérative Bambolina de l'Équateur Lesbia Morales du Guatemala Diana Lucía Gómez Rodríguez de la Colombie Claire Pooda du Burkina Faso Fatoukiné Fall de Kaolak au Sénégal Pilar Trujillo de l'Amérique Latine Triveni Acharya de l'Inde Rosa Guaman de l'Équateur Ana Maria Vargas de La Paz en Bolivie  Femmes de la formation AJA du Mali Cristina Cucuri de l'Équateur Groupement villageois de Pandiénou au Sénégal