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Beijing +20 : rapport parallèle sur le Canada


Dernier ajout : 20 novembre 2014

l y a vingt ans, des milliers d’activistes et de leaders du monde entier se sont rassemblées à Beijing pour la 4e conférence mondiale sur les femmes. Les pays se sont engagés à promouvoir les droits de la femme et de la petite fille, considérant ces droits comme partie intégrante des droits universels de l’homme. La rencontre a résulté en une déclaration qui met en lumière certains des plus grands obstacles à l’égalité entre les femmes et les hommes et un programme d’action qui propose des outils pour surmonter ces obstacles.

Au Canada, comme dans la plupart des pays à haut revenu, les femmes avaient déjà atteint des niveaux élevés dans les domaines de la santé et de l’éducation au moment de la Conférence de Beijing, mais ceux-ci n’étaient pas, et ne sont toujours pas également répartis entre les divers groupes de femmes. Au cours des vingt dernières années, le Canada a fait de grandes avancées, surtout dans les domaines d’éducation et de santé : le nombre de femmes ayant obtenu un diplôme d’études postsecondaires a augmenté de 6 %, et 31 % des femmes (et des hommes) détiennent aujourd’hui un diplôme ou un certificat d’études postsecondaires.

Malgré ces gains, le rythme des progrès vers l’égalité a ralenti au Canada. En 2013, le Canada se classait vingtième dans le rapport Global Gender Gap, et vingt-troisième selon l’Indicateur des inégalités de genre de l’ONU. Les femmes ne comptent que pour 25 % de tous les cadres supérieurs. Les chiffres sont semblables dans la sphère politique. Le pourcentage de femmes vivant dans la pauvreté a augmenté au cours des vingt dernières années à plus de 13 % aujourd’hui, et ce pourcentage est toujours systématiquement plus élevé que celui des hommes. Les femmes autochtones, racisées ou en situation de handicap sont surreprésentées parmi les femmes pauvres. Les taux d’emploi des femmes ont augmenté entre 1995 et 2000, mais sont demeurés stagnants au cours de la décennie écoulée et systématiquement inférieurs aux taux d’emploi des hommes.

Durant la même période, les taux de violence faite aux femmes n’ont pas beaucoup changé au Canada. Plus d’un million de femmes ont signalé avoir subi des agressions sexuelles ou la violence d’un partenaire intime au cours des cinq dernières années. Les taux de violence par un partenaire intime ont diminué d’à peine 1 % au cours des deux dernières décennies, avec 6,2 % de la population signalant aujourd’hui avoir subi des incidents de violence par un partenaire intime, par comparaison à 7,4 % en 1999. Les taux d’agressions sexuelles ont légèrement augmenté, de 2,1 % en 1999 à 2,4 % aujourd’hui. Les femmes et les filles autochtones sont trois fois plus susceptibles que les non-autochtones d’être victimes de violence. En réalité, la violence infligée aux filles et aux femmes autochtones a atteint des niveaux tels qu’elle a suscité la visite au Canada de nombreux organes multilatéraux des droits de la personne.

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