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Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier

Tandem résolument engagé, Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier savent entrer en relation avec les gens et les toucher en abordant des enjeux qui paraissent parfois difficiles. Des artistes politisés et inspirants à suivre à travers le monde.

— Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier

Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier

Anaïs Barbeau-Lavalette

Réalisatrice, scénariste et auteure

Citation


Moi, j’ai grandi à Outremont, dans une famille aisée, aimante. J’ai été gâtée par la vie. Je n’ai rien qui fait mal, je n’ai rien à crier, mais j’ai le goût de participer au cri des écorchés de la vie. C’est injuste qu’ils existent moins fort aux yeux des autres.

Son parcours

Réalisatrice, scénariste et auteure, Anaïs Barbeau-Lavalette semble poussée par une incroyable soif de vivre. À 21 ans, elle part vers le Honduras pour monter « Le Petit Prince » avec les enfants écorchés des villes. En résulte un premier documentaire (Les Petits princes des bidonville) et depuis, son implication sociale se poursuit sans relâche. Après des études à l’INIS, elle coréalise Buenos Aires, no llores, un documentaire tourné en Argentine et sélectionné dans de nombreux festivals internationaux.

Elle participe ensuite à l’Odyssée du volontariat, périple de plusieurs mois qui la conduira aux quatre coins du monde et où elle réalise une quinzaine de courts métrages documentaires. À son retour, elle réalise plusieurs autres documentaires, notamment Les Mains du Monde, abordant le thème de l’engagement, diffusé sur les ondes de Télé-Québec et coréalise Si j’avais un chapeau (mention spéciale du jury aux Journées du cinéma africain et créole des Vues d’Afrique, nominations Meilleur documentaire société et Meilleure recherche aux Prix Gémeaux 2006), qui donne la parole à des enfants du Québec, de l’Inde, de la Tanzanie et de la Palestine. Elle tourne ensuite le documentaire Tap-Tap, portrait poétique de la communauté haïtienne de Montréal.

L’injustice profonde vécue par les Palestiniens la pousse à se déplacer plusieurs fois en Palestine, où elle a étudié, et à témoigner de la situation des habitants. Son prochain film « Inch Allah », en tournage actuellement,
se déroule d’ailleurs dans ce pays.

À 31 ans, la réalisatrice du Ring, vient aussi de terminer son premier livre, Je voudrais qu’on m’efface (Hurtubise). Une fiction, nourrie de personnages réels, des enfants écorchés mais résilients, rencontrés dans le quartier Hochelaga- Maisonneuve, à Montréal.

Anaïs Barbeau-Lavalette Barbeau participe aussi au projet de documentaires faits par des jeunes autochtones, la Wapikoni mobile, lancé par sa mère, Manon Barbeau. Preuve que l’engagement, c’est aussi souvent comme la potion d’Obélix : certains y tombent dedans dès qu’ils sont petits !

Émile Proulx-Cloutier

Acteur et cinéaste - documentariste

Citation


La santé commence par le goût de vivre. Les états de lourdeur, de dépréciation et de détresse trouvent leur remède hors des cabinets de médecins. L’âme et l’imagination doivent aussi aller au gym. Entre le dollar investi à réduire d’un quart de seconde le temps d’attente à l’urgence et le dollar investi à déposer un livre fascinant entre les mains d’un enfant, je trouve qu’on favorise le premier beaucoup trop souvent.

Son parcours

Nous sommes en 2004. En plein Gala des Prix Gémeaux, sans que personne n’ait été avertit à l’avance, Émile Proulx-Cloutier lit une déclaration de solidarité avec les étudiants qui s’opposent aux hausses des frais de scolarité rédigée par les étudiants du Conservatoire de Montréal. Un premier coup d’éclat qui reflète son parti-pris pour l’engagement social qui se poursuit concrètement en appui à plusieurs causes.

Désormais porte-parole de la fondation Jeunes et sociétés, notamment affiliée à l’organisme Mer et Monde, Émile Proulx-Cloutier prête régulièrement sa plume au journal l’Unisson pour la défense de causes sociales. Il donne un regard humain et tangible sur des problématiques qui apparaissent complexes et que plusieurs rendent inaccessibles.

Émile Proulx-Cloutier est un artiste polyvalent qui met son talent au service de causes importantes. Acteur admiré au cinéma, à la télévision et au théâtre, il est aussi cinéaste - documentariste : son 1er film, Papa, en 2005, s’est mérité plusieurs prix et il a coréalisé, avec sa compagne Anaïs Barbeau-Lavallette, Les petits géants qui raconte l’épopée de 5 enfants du primaire qui doivent accomplir une tâche colossale : interpréter un opéra devant une salle pleine à craquer. Depuis plusieurs années, il est également un des réalisateurs-formateurs participant au projet Wapikoni mobile qui favorise l’insertion sociale des jeunes autochtones grâce à un projet autochtone. Malheureusement, en 2011, la survie de Wapikoni mobile est menacée compte tenu de coupures drastiques dans son financement par le gouvernement canadien.
Musicien de talent, Émile Proulx-Cloutier a été récompensé pour ses talents de chansonnier en raflant pas moins de huit prix au Festival en chanson de Petite-Vallée de 2011 (Prix Pauline-Julien, prix Artisti, prix UDA, prix du public chansonneur, etc.)
Émile n’hésite pas à se lancer dans de nouveaux projets et à prendre la parole pour défendre les principes qui lui sont chers.

Événement

Venez assister au spectacle bénéfice pour Wapikoni mobile le 29 novembre au Club soda.
Pour inflo, cliquez ici

Causes et implications qui leur tiennent à cœur

WAPIKONI MOBILE, Cinéma des Premières nations

Fondation Jeunes et société

Les productions micro-scope

Mer et monde



Hommage



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